Des « chèvres pompiers » luttent contre les incendies au Portugal

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Depuis le mois de mars, l’État portugais a mis au point un « projet pilote » très efficace pour lutter contre les incendies au Portugal, dans lequel les chèvres sont utilisées pour défricher les endroits qui sont très prisés par les feux. D’après Antonio Borges  un des cadres de l’Institut pour la Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF) : « C’est une manière plus naturelle et plus économique » de prévenir les incendies. Les chèvres ont pour fonction de manger les bruyères, les genêts et les arbustes dans les zones de maquis du Portugal. Ils peuvent aller jusqu’aux terrains abrupts et caillouteux, là où habituellement, les hommes font appel à des bulldozers pour pouvoir y accéder.

Un travail récompensé par l’état

Fernando Moura possède plusieurs chèvres, et chaque matin, durant toute l’année, il se réveille à l’aube pour sillonner le sommet du parc naturel de la Serra da Estrela au Portugal. Habile de ses mains avec son bâton, il conduit ses troupeaux de chèvres pour brouter chaque coin de cette montagne, en criant, en sifflant, pour rappeler à ses animaux leurs tâches quotidiennes. Ce travail de toute une vie lui vaut 125 euros par hectare nettoyé et qui va augmenter de 25 euros chaque année selon son expérience. Cet homme au quotidien, vit de lait, de fromage et de la viande venant de ses chèvres, et grâce à ce travail, il touche un bonus. Pour le gouvernement, c’est aussi une façon de le motiver à exercer son métier et à valoriser son activité, car il vit dans un village isolé où il n’y a que des personnes âgées pour vouloir y habiter. Les champs et les pâturages ne sont plus exploités et les forêts sont délaissées, devenant des proies faciles pour les flammes.

Moins d’incendies en 2017

Selon les études récentes, les incendies meurtriers ont diminué cette année au Portugal, rappelant que l’année passée, 100 personnes ont péri dans les flammes au centre du Portugal : « La surface calcinée est en baisse de 60 % par rapport à la moyenne des dix dernières années, 40 % de départs de feux en moins et aucun mort à déplorer ».
Mais selon Tiago Oliveira, qui est le dirigeant d’une équipe d’experts chargée de trouver un moyen plus efficace pour lutter contre le feu, le Portugal reste un territoire très exposé au feu et qui ne doit pas être pris à la légère. La nouvelle méthode prendra des années avant de voir les conséquences de ces mesures et les chèvres devront être multipliés chaque année.

Fernando Moura adore ses chèvres et les considère comme ses enfants. Le soir, en rentrant, il est heureux de les voir rassasiées leur accordant un peu de repos avant de reprendre la journée suivante. Il dit que ses chèvres mangent beaucoup mieux, produisent plus de quantités de lait, permettant à sa ferme de produire des fromages et des viandes fermes en même temps. Fernando Moura est très enthousiaste par ce projet et n’échangerait jamais ses chèvres pour du travail à l’usine. D’ailleurs, auparavant, il avait déjà essayé, mais il aime tellement ses chèvres qu’il a préféré reprendre son activité.

Alors, qui est partant pour élever des chèvres au Portugal ?Tout quitter et élever des chèvres au Portugal

 

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