La chine coopère avec le Portugal

Le président chinois s’est rendu au Portugal le 4 décembre dernier dans le but de développer de nouveaux partenariats avec le pays lusitanien ! Venu pour renforcer les liens économiques entre les deux pays et signer de nouveaux contrats commerciaux, Xi Jinping est reparti avec 17 accords bilatéraux.

Le chef de l’État chinois a proclamé lors de sa rencontre avec Marcelo Rebelo de Sousa « La relation entre la Chine et le Portugal entre dans sa meilleure période historique. (…) Nous devons développer les projets existants et augmenter nos échanges commerciaux ». Le président portugais a aussi affirmé « C’est un symbole du partenariat que nous souhaitons continuer à construire ».

De nouveaux accords signés

En réalité, ce mercredi 5 décembre, cette visite s’est conclue par une rencontre avec le Premier ministre Antonio Costa en personne et la signature de plusieurs accords bilatéraux dans le cadre des nouvelles routes de la soie. Il s’agit de 17 accords de coopération bilatérale : l’un concerne l’intégration du port de Sines (sud-ouest du Portugal) aux nouvelles routes de la soie et le reste s’intéresse aux projets d’investissement en infrastructure qui relieront l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Cette coopération sino-portugaise dans le cadre de ces « nouvelles routes de la soie » présente effectivement des avantages indéniables pour développer les relations commerciales à travers ces trois continents. Parmi ces accords, on peut aussi citer la coopération entre l’opérateur de télécommunications portugais MEO, filiale du groupe Altice et le fabricant de téléphones portables chinois Huawei dans le but d’accélérer le développement du réseau 5G au Portugal.

L’Europe contre la Chine

Ce projet de nouvelles routes de la soie n’a pas été très bien accueilli par certains pays de l’Europe. La Grèce et quelques pays de l’Europe de l’Est y ont adhéré car ils pensent que c’est une grande opportunité qu’il ne faudrait pas louper. Pour les autres, ils craignent que le régime communiste chinois étende son influence politique vers l’ouest. Par exemple : l’Espagne a refusé de signer le mémorandum d’entente sur ces nouvelles routes de la soie et a préféré se tourner vers « l’initiative de connectivité avec l’Asie« . L’objectif de ce dernier est d’exporter en Asie les succès de l’Union Européenne en matière de connectivité.

« Au Portugal, nous ne sommes pas angoissés par l’origine de l’investissement étranger« , a affirmé vendredi son Premier ministre, appelant l’Europe à éviter « la voie du protectionnisme« .

La Chine déjà très présente

Notons que le Portugal a eu recours au plan de sauvetage de 78 milliards d’euros avec l’Europe en 2011. Et depuis, les Chinois détiennent une part importante dans de nombreuses entreprises stratégiques du secteur de l’énergie, de la banque et des assurances : le groupe électricien Energias de Portugal ou EDP (il est l’actionnaire principal avec 23% de part), ainsi que dans la première banque privée du pays BCP, la première compagnie d’assurance Fidelidade et le gestionnaire du réseau électrique REN.

En tout cas, jusqu’à présent, le président de l’agence de promotion de l’investissement et des exportations portugaises est plus que satisfait des résultats des coopérations avec la Chine et n’a pas hésité à démontrer sa joie « Ces partenariats ont donné de très bons résultats ». En à peine dix ans, la Chine tient la 11ème place des partenaires commerciaux du Portugal.

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