La particulière histoire du Vin de Porto

Autour du vin de Porto, il y a toute une histoire fascinante qui le rend encore plus délicieux. Ce grand cru a traversé des époques, il a vu nos ancêtres, il a vu des successions depuis près de deux mille ans et, voici une ébauche de sa riche histoire.

D’aucuns se demanderont pourquoi il est mentionné en prélude que le vin porto date de deux mille ans quand la rumeur la plus répandue nous dit le contraire.

En effet, si on se réfère à un historien de la Grèce Antique nommé Strabon, les vignes de la vallée du Douro ont connu leurs premières cultures dans les 200 avant JC.

Contrairement à la pensée populaire, le vin de Porto n’est pas produit dans cette ville mais plutôt à Douro.

Un conflit diplomatique à la base de sa naissance

Si les Anglais sont les plus grands consommateurs du vin de Porto, c’est grâce à un conflit qui a opposé la France et le Royaume-uni.

En effet, en 1667, une loi promulguée par le Premier ministre du roi Louis XIV impose aux commerçant anglais de payer une taxe importante sur toute sorte de marchandise provenant de l’Angleterre.

En réponse à cette décision, le roi Charles II instruit de mettre un terme à l’entrée des vins français sur le territoire anglaise et d’ouvrir les vannes aux crus portugais.

Une décision inopinée car, quelques années auparavant, un traité entre l’Angleterre, la Corse et le Portugal avait permis aux commerçants anglais de s’installer en grand nombre sur le territoire portugais grâce à une faible taxation de leurs activités.

C’est ainsi que les vins produits à Douro étaient acheminés à Porto (à cause de sa côte), par le moyen de bateaux . L’activité devenant onéreuse, les commerçants anglais vont envahir Porto (dans les années 1710) pour y accélérer ce commerce autour du ce vin très prisé par la cour toute et toute l’oligarchie.

Comment le vin de porto est muté

Pour transporter le vin, de Porto à l’Angleterre, les marchands avaient comme moyen de transport des bateaux (« rabelos« ). Le voyage étant très long, les vignerons ont donc trouvé une solution artisanale pour empêcher l’altération du vin grâce à un procédé appelé mutage.

1675 est l’année où le commerce de ce vin prend sa vitesse de croisière et qu’il est baptisé vin de Porto à cause, non pas de son origine, mais du point à partir duquel il était fretté.

Une quasi détaxation du vin de porto

En l’an 1703, le roi négocie un traité avec le Portugal appelé le traité de Methuen. Il réduit de façon plus que substantielle, les taxes sur l’entrée des vins de porto dans les royaumes unis.

Survient alors une période qui voit les vignobles de Douro et les commerçants anglais prospérer.

Le succès attirant les oiseaux de mauvais augures, des pratiques frauduleuses autour de ce vin ont mis frein à ce boom dans les années 1750.

Pour ces différentes raisons, les autorités portugaises ont décidé d’instaurer une nouvelle réglementation plus restrictives à partir de 1756.

L’apologie du vin de porto

En 1834, la guerre civile connaît son épilogue et le commerce du porto reprend ses droits. Les vignerons décident de parfaire le procédé de mutage qui connaîtra son apothéose avec les très célèbres millésimes 1834, 1847, 1863 ou le 68.

De 1933 à 2003, l’institutionnalisation du vin se fait à travers des syndicats, et différentes organisations en Europe.

Plus récemment encore

Le XVIIème siècle a toujours été le siècle de l’excellence, le siècle du vintage mais, ces dernières années, notamment, 2007 et 2011 ont ressuscité la créativité des vignobles qui ont produit d’excellents millésimes capable de faire aisément concurrence à leurs ancêtres.

Il est à noter qu’aujourd’hui, les Français occupe la première place dans le classement des consommateurs du vin de Porto. Les choses ont bien évolué depuis le temps !

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